Interview de Maurane pour la sortie de son nouvel album « Ouvre »

17 novembre 2014 /

maurane cover-ouvre

L’album sort le 17 novembre. Comment vivez vous les jours qui précédent la sortie de cet album ?

Comme dans un grand 8 (rires). Le trac, la paranoïa, l’excitation, la déprime, tout me passe par la tête. Je tiens à cet album comme à la prunelle de mes yeux, alors forcément avant la sortie la pression monte.

Il y a sur cet album 5 chansons écrites par vous. Est-ce qu’aujourd’hui vous êtes en accord avec vous même sur le fait que vos chansons soient connues du grand public ?

Oui complètement en accord sur ce point. Je fais ce que j’ai envie de faire. On ne m’impose rien. Si je me plante, tant pis. Faire l’unanimité est impossible. Les gens m’aiment ou me détestent. Il n’y a pas de demi-mesure et comme ça on ne perd pas de temps…

Trois duos très différents sur cet album avec Yseult, Dana et Bernard Lavilliers. Comment vous est venu  le choix de ces duos ? 

Cela s’est fait très naturellement. Dana m’a appelée, on a fait une soirée « sushi » et elle m’a dit j’ai envie de faire un duo avec toi sur cet album. Nous avons choisi « Ta peau est un poète ».

Pour Yseult, elle enregistrait son album dans le même studio que moi. Elle a craqué sur « A part être ». On s’est bien marré. Elle nous a épaté sur des « impros », cette fille est très douée et pleine de bonne énergie.

Bernard ça fait longtemps que j’avais envie de faire un duo avec lui. On a eu la chance de connaître Annie Girardot tous les deux. Cette femme était comme moi et Bernard « une écorchée vive ». On a eu envie de lui rendre hommage avec cette chanson écrite par Valérie Vega : « Elle oublie ».

« Je voulais te dire », chanson écrite pour votre fille Lou. Comment a-t-elle reçu le message ?

Lou est quelqu’un de très pudique. Elle est venue au studio. Elle s’est assise. J’étais derrière elle. Et pendant qu’elle écoutait. Elle m’a pris la main l’a serrée très fort. Ce geste voulait tout dire. On s’aime très fort toutes les deux mais ça reste notre jardin secret.

Les réseaux sociaux font parti de votre quotidien, comment vous est venu « ce virus » ?

Au départ ça m’a amusé. Je trouvais ça ludique. On peut dire ce qu’on veut. Par contre, quand on est artiste, sous prétexte qu’on est connu, on ne doit pas dire « de gros mots ». On ne doit pas dire ce qu’on pense. Ça ne se fait pas. On doit rester lisse. Je ne le suis pas. Je suis un être humain, pas un robot. Mais je dois dire que je lis des choses hallucinantes. On me propose tout et n’importe quoi. C’est drôle parfois mais pas tout le temps. J’ai aussi rencontré sur ces réseaux des gens formidables. Ça peut rester virtuel ou devenir de très belles histoires d’amitié dans la vie.

Sur ce dernier album « Ouvre » quel est le titre pour lequel vous avez une petite préférence et pourquoi ?

Cet album me ressemble beaucoup et représente toutes les facettes de mon caractère. Je ne peux pas en choisir une plutôt qu’une autre. Celle écrite pour moi comme « Trop forte », par exemple, lance un message pour dire qu’on vit dans une société où tout est formaté. Les gens se robotisent et outrepassent leur identité pour se fondre dans le moule et ce à n’importe quel prix. Ça devient affolant.

On pourrait parler de toutes les chansons de cet album « Ouvre » avec Maurane, mais le temps d’une interview ne suffirait pas. Nous préférons vous laisser découvrir ce petit bijou.

On ne mettra pas de point final à cette interview, car on retrouvera Maurane sur scène, en 2015. Et on vous racontera la suite de cette aventure et de cet album « Ouvre » qui sort le 17 novembre 2014.

 Maurane_crédit Guillaume Cosson

Cet album on l’a ouvert comme un cadeau. Puis on a découvert à l’intérieur des pépites d’or. On a juste envie de l’ouvrir à nouveau pour écouter les unes après les autres « ces petits bijoux » que nous offrent Maurane dans son dernier album « Ouvre ». Notre « coup de cœur » de ce mois de novembre.